Etats généraux du travail social

 

ETATS GENERAUX
du TRAVAIL SOCIAL

Entre désillusion et colère !

Le gouvernement a décidé de lancer des Etats Généraux du travail social, suite à la conférence sur « le plan de lutte contre l’exclusion sociale ». Ces Etats Généraux ont été élargis à l’ensemble des champs d’intervention du travail social. Ils sont censés se dérouler à l’automne 2014 et sont précédés d’assises territorialisées sur 8 régions ou inter-régions. Des réunions préparatoires qui se déclinent en thématiques transversales (management, formation, usagers…..) et en thématiques de politiques sociales (hébergement, protection de l’enfance, etc,…) ont démarré depuis janvier 2014. Ces assises se proposaient d’associer les acteurs de terrain et les organisations syndicales ont été invitées tardivement à y participer suite à la mobilisation des professionnels.

Les syndicat SUD Santé Sociaux et SUD- Conseil général du Gard ont accepté cette invitation en région Languedoc-Roussillon.

Si la thématique a pu être reformulée, en faisant état de la situation de crise et de violence dont souffre le travail social, le résultat des différentes réunions est pathétique :
Absence de véritable état des lieux : la souffrance des professionnels, la précarisation des outils de travail, l’abandon des territoires sont vaguement évoqués
Absence d’interlocuteur et de portage politique : les responsables des directions de l’Etat n’ont que leur bonne volonté à proposer comme perspective politique
Le débat sur les ressources est occulté au profit d’une pseudo recherche de consensus sur les moyens de bricoler une politique sociale : Les travailleurs sociaux et les usagers sont renvoyés à leur capacité à se « débrouiller » sur leurs territoires ; le néologisme technocratique de « pratique inspirante » a été le seul apport des ministères concernés.

Si un des objectifs énoncé étant de « donner à notre société, les travailleurs sociaux dont elle a besoin », nous sommes loin du compte ! Aucune mesure qui puisse rassurer les professionnels et les personnes qu’ils accompagnent dans le contexte d’austérité généralisée.
La caricature de participation qui a eu lieu masque difficilement l’absence d’interlocuteur et de proposition pour le travail social.

Dans le public et dans le privé, la violence faite au travail social devient criante :
– Appauvrissement des moyens
– Sentiment d’abandon des publics
– Méthodes de « management » qui s’inscrivent dans une logique gestionnaire
– Souffrance des personnels
– Remise en cause des statuts
– Affaiblissement de la formation professionnelle
– Dérégulation généralisée du champ social

Les Etats Généraux du Travail Social n’amènent pas l’ombre d’une réponse à ces questions cruciales pour l’avenir de la cohésion sociale dans notre pays.

Les syndicats SUD Santé Sociaux et SUD Conseil général du Gard appellent à la grève et à participer à la mobilisation unitaire
le 27 juin à Marseille

à 9h UFR de Pharmacie – 27 boulevard Jean Moulin

Pour la reconnaissance du travail social !
Pour une revalorisation des carrières dans le public et dans le privé !
Pour une reconnaissance professionnelle et des moyens pour exercer les missions !
Pour le développement d’outils de formation à la hauteur des ambitions du travail social !

 

 

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